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Froger-Pérès Avocats

Investissement immobilier · Structuration

Investir dans l'immobilier : ce qui se décide avant la promesse

Le montage se choisit une fois, et il commande le coût d'entrée, le coût annuel, celui de la sortie et celui de la transmission. Après la signature, on subit une structure qu'on n'a pas vraiment choisie.

Un principe clé

Une décision, quatre coûts

On compare les enveloppes sur le rendement de la première année. C'est le seul angle sous lequel la réponse est fausse à peu près à coup sûr. Une structure de détention produit quatre coûts successifs : l'acquisition, l'exploitation, la sortie, la transmission. Chacune des enveloppes possibles gagne sur l'un et perd sur un autre.

L'impôt sur les sociétés, par exemple, laisse amortir l'immeuble et allège l'exploitation. Mais la plus-value professionnelle reprend les amortissements et ignore l'abattement pour durée de détention : ce qui a été gagné pendant quinze ans se rend le jour de la vente. Le bon calcul se fait donc sur l'horizon réel de détention, et cet horizon est une donnée que vous êtes seul à connaître.

Les principaux chiffres

3,80 % à 4,50 % de taux départemental sur l'acquisition d'un immeuble, avant part communale et frais d'assiette CGI, art. 1594 D
0,1 % ou 5 % sur la cession des titres, selon que la société est ou non à prépondérance immobilière CGI, art. 726
15 mai date de la déclaration annuelle qu'ouvre, pour beaucoup de structures, le simple fait d'exister CGI, art. 990 E et 990 F

Six arbitrages

Ce que vous croyez, et ce que ça produit

Les exemples sont volontairement simples : ils donnent l'ordre de grandeur, pas le calcul de votre dossier.

« J'achète l'immeuble, c'est plus simple » Immeuble ou titres

Ce que vous croyez. Acheter le bien coûte moins cher que monter une opération sur titres.

Ce que ça produit. En droits, l'écart est massif : l'acquisition d'un immeuble supporte un taux départemental de 3,80 %, porté à 4,50 % par la plupart des départements, auquel s'ajoutent la part communale et les frais d'assiette (CGI, art. 1594 D). L'acquisition de titres relève de l'article 726. Mais acheter la société, c'est acheter son passé fiscal : l'arbitrage se fait avec une garantie, pas avec une calculette.

Acquisition de 4 M€

Sur l'immeuble, les droits approchent 6 % du prix.

Sur des actions non immobilières, 0,1 %.

L'écart finance très largement l'audit qui sécurise le share deal.

« Je passe à l'IS, j'amortis » Le coût différé

Ce que vous croyez. L'amortissement allège durablement la fiscalité de l'exploitation.

Ce que ça produit. Il l'allège, puis il se rend. La plus-value professionnelle réintègre les amortissements pratiqués et ne connaît pas l'abattement pour durée de détention des particuliers. Sur un horizon court, l'IS coûte souvent plus cher au total qu'il n'a rapporté pendant l'exploitation (CGI, art. 219, I).

Immeuble de 2 M€, revendu au bout de huit ans

À l'IS : l'exploitation est allégée chaque année.

À la revente : les amortissements sont repris dans la base.

Le point de bascule se calcule. Il ne se devine pas.

« J'apporte l'immeuble à ma holding » Droit de préemption

Ce que vous croyez. C'est une réorganisation interne, entre moi et ma société.

Ce que dit le texte. L'apport est une aliénation à titre onéreux : il est soumis au droit de préemption, et la commune peut préempter le bien. La cession ultérieure de la majorité des parts d'une SCI l'est également — sauf lorsque la société est constituée exclusivement entre parents et alliés jusqu'au quatrième degré (C. urb., art. L. 213-1).

Un apport préparé pour la fin du mois

Déclaration d'intention d'aliéner à déposer.

Délai d'instruction à purger avant l'acte.

Et un risque, faible mais réel, de préemption.

Le calendrier de l'opération n'est plus le vôtre.

« La TVA, on verra au closing » Régime de TVA

Ce que vous croyez. C'est une question technique qui se règle chez le notaire.

Ce que ça produit. Elle se règle avant la promesse, parce qu'elle en commande les clauses. Option ou non, TVA sur marge, engagement de revendre ou de construire : ces choix décident du coût réel d'acquisition et de la récupération sur les travaux à venir. Pris après, ils ne se prennent plus.

Un immeuble à rénover lourdement

TVA récupérable sur les travaux si le régime le permet.

Non récupérable dans le cas contraire.

Sur un budget de travaux, l'écart se compte en dizaines de milliers d'euros.

« La société ne détient qu'un immeuble, et alors ? » Prépondérance immobilière

Ce que vous croyez. La qualification se regardera le jour de la vente.

Ce que dit le texte. Elle se regarde le jour de la vente et sur l'année qui la précède, et rien n'exclut les immeubles que la société utilise pour sa propre exploitation. Une société qui possède ses murs peut basculer à 5 % sans que personne ne l'ait anticipé (CGI, art. 726, I, 2°).

Cession de titres pour 6 M€

Au taux de 0,1 % : 6 000 €.

Au taux de 5 % : 300 000 €.

Et la qualification se prépare des mois avant la cession.

« Une SCI, c'est une formalité » Les obligations qui s'ouvrent

Ce que vous croyez. Une fois les statuts déposés, il n'y a plus qu'à encaisser.

Ce que ça produit. Chaque enveloppe ouvre un calendrier déclaratif propre, et l'oubli ne se voit que des années plus tard. La taxe de 3 % en est l'exemple le plus coûteux : depuis la loi du 25 juin 2026, la déclaration au 15 mai s'impose aussi aux entités qui invoquent l'exonération (CGI, art. 990 E et 990 F).

Une structure constituée en janvier

Première échéance déclarative : le 15 mai suivant.

Et chaque maillon de la chaîne déclare pour lui-même.

L'obligation naît avec la société, pas avec le premier contrôle.

Trois de ces six arbitrages se prennent avant la signature de la promesse, et deux ne se rattrapent jamais. C'est la raison d'être de cette offre : elle se vend en amont, au moment où le choix existe encore. Voir aussi taxe de 3 %, pour l'obligation annuelle, et relecture de bail commercial, pour ce qui vient ensuite.

Pourquoi nous

Le bon montage est celui qu'on a chiffré

Nous intervenons sur le droit français. Nous travaillons avec votre notaire et votre expert-comptable, pas à leur place.

Ce que nous examinons

  • L'horizon de détention réel, et ce qu'il change
  • Le mode d'acquisition : immeuble ou titres
  • L'enveloppe : direct, société civile, société commerciale
  • Le régime de TVA applicable à l'opération
  • Le financement et la déductibilité des intérêts
  • Le sort de l'IFI et des revenus fonciers
  • Les droits de préemption à purger
  • Le calendrier déclaratif que le montage ouvre

Ce qui se joue en cas d'erreur

  • Un amortissement gagné puis repris à la sortie
  • 5 % de droits là où l'on attendait 0,1 %
  • Une TVA non récupérable sur des travaux lourds
  • Une déclaration d'intention d'aliéner découverte trop tard
  • Une obligation annuelle jamais déposée
  • Une transmission qui coûte le double faute d'avoir été pensée

Ce que nous apportons

  • Deux ou trois schémas chiffrés côte à côte
  • Le coût d'entrée, annuel, de sortie et de transmission
  • Le calendrier des obligations que chacun déclenche
  • Les points à faire trancher par le notaire, formulés pour lui
  • Ce qui se décide maintenant, et ce qui peut attendre

Notre offre

Un forfait, annoncé d'avance

Montant hors taxes, arrêté avant que notre analyse débute et écrit dans la convention d'honoraires. Le forfait couvre un projet et jusqu'à trois schémas comparés.

Audit de structuration immobilière

Le coût total de chaque montage, sur l'horizon où vous détenez.

[[PRIX]]HT · forfait

Ce que nous faisons

  • Un entretien de cadrage sur le projet et sur votre horizon
  • La comparaison chiffrée de deux ou trois enveloppes
  • L'examen du mode d'acquisition et du régime de TVA
  • La revue des droits de préemption à purger
  • Le calendrier déclaratif de chaque schéma

Ce que vous recevez

  • Une note écrite et sourcée
  • Le tableau comparé des quatre coûts
  • Les points à faire trancher par votre notaire
  • Ce qui se décide avant la promesse, et ce qui peut attendre
  • Sous [[DÉLAI]] après réception des pièces

Ce qui n'est pas compris : la rédaction des actes, qui relève du notaire, la tenue de la comptabilité de la structure, la négociation de l'acquisition elle-même et l'évaluation du bien par un expert.

Nous n'intervenons pas sur le droit étranger : si une structure de la chaîne est établie hors de France, son droit interne relève d'un conseil local, avec qui nous travaillons.

Le forfait n'inclut aucune promesse de résultat : nous nous engageons sur une analyse chiffrée, pas sur le rendement de votre investissement.


Six questions, deux minutes

Répondez, laissez votre adresse, et nous vous disons sous 24 heures ouvrées quels arbitrages sont encore ouverts dans votre projet — et lesquels se referment à la promesse.


Un projet immobilier en préparation ?

Le montage se choisit une fois. Il se paie pendant toute la durée de détention.

1 / 6

Où en êtes-vous de votre projet ?

Les arbitrages ne coûtent pas le même prix selon le moment où on les prend.

Comptez-vous acheter l'immeuble, ou les titres de la société qui le détient ?

Les droits de mutation n'ont rien de comparable — mais acheter la société, c'est acheter son passé fiscal.

Sur quel horizon comptez-vous détenir le bien ?

C'est l'horizon, plus que le rendement, qui décide entre l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés.

Quel sera l'usage du bien ?

Location nue, meublée, para-hôtellerie ou exploitation propre : quatre régimes différents, et quatre sorties différentes.

Un associé, ou une structure de la chaîne, réside-t-il hors de France ?

C'est ce qui déclenche les obligations déclaratives les plus lourdes, taxe de 3 % en tête.

Envisagez-vous d'apporter à une société un immeuble que vous détenez déjà ?

C'est l'opération qui paraît la plus anodine, et celle qui réserve le plus de surprises.

Répondez aux six questions ci-dessus, puis laissez vos coordonnées dans le formulaire juste en dessous en indiquant vos réponses. Nous revenons vers vous sous 24 heures ouvrées.

Vos informations sont couvertes par le secret professionnel. L'envoi de ce formulaire ne crée pas de relation client : celle-ci ne naît qu'à la signature d'une convention d'honoraires.